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A force for The European Union and The Atlantic Alliance
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Les quartiers Lizé/Lyautey (1993 - )

Tous les bâtiments militaires, y compris de nos jours le quartier Lizé (avec sa partie ouest) et le quartier Lyautey, ont été construits entre 1907 et 1909 par l'architecte Edouard Schimpf (1) sur demande du 15e Corps d’Armée allemand stationné à Strasbourg.

Le 1er octobre 1909, l’Ober-Elsässisches Feldartillerieregiment 15 (régiment d’artillerie de campagne), commandé par l’Oberstleutnant Moyzischewitz, s’installe dans la partie nord (quartier Lyautey). En ce qui concerne la partie sud (l’actuel quartier Lizé), c’est l’Ober-Elsässisches Feldartillerieregiment 51 , commandé par le Lieutenant-Colonel Fabarius, qui s’y installe. En 1913, le 15e Régiment d’Artillerie quitte le terrain au profit du 1er bataillon du Straßburger-Feldartillerie Regiment 84 (régiment d’artillerie de campagne de Strasbourg) sous le commandement de l’Oberst Stumpff, afin qu’il puisse installer ses trois batteries.

Ces deux bataillons y demeurèrent jusqu’au Traité de Versailles. En 1919, l’imposante « Caserne des Artilleurs » – comme on l’appelait à l’époque – redevint française et adopta le nom de Lizé. Elle ouvrit simultanément ses portes au 8e Régiment de Hussards et au 2e Régiment d’Aviation de Chasse. En fait, ce dernier s’installa dans deux quartiers : le premier au nord (quartier Lyautey pour abriter sa flotte d’aéronefs) et le second à l’est (quartier Guynemer – appelé plus tard quartier Aubert-de-Vincelles – pour pouvoir utiliser l’aérodrome du Polygone).

En 1929, le 8e Régiment de Hussards quitta son quartier.

En 1933, l’entité du terrain militaire de Lizé fut divisée en deux, la partie nord recevant la dénomination de quartier Lyautey, et le 3e Régiment de Hussards remplaçant le Régiment d’Aviation de Chasse, qui utilisait les deux parties de terrain. Fin 1940, la garnison redevenait allemande.

De 1945 à 1960, le quartier fut successivement occupé par le 1er Bataillon Autonome du Génie, le 12e Régiment du Génie, et enfin par la Compagnie de Dépôt du 12e RG pour l’AFN.

Entre-temps, en 1947, la partie ouest du quartier Lizé fut mise à disposition du ministère français de l’éducation nationale pour une durée de 18 ans. The final transfer decree came into force on May 13th, 1963.

Les installations furent ensuite successivement occupées par le 1er Régiment du Génie de 1960 à 1976, par le 406e Bataillon de Commandement et des Services – qui devint le 6e Régiment de Commandement et des Services en 1977 – de 1976 à 1984, par le 62e Groupement Divisionnaire de 1984 à 1985, et par le 5e Régiment du Matériel de 1985 à 1991.

Puis le 1er Régiment du Génie, installé non loin de là, occupa le quartier afin d’en assurer la garde.

Enfin, à l’été 1993, le Bataillon de Quartier Général du Corps Européen fut créé et prit en compte le quartier Lizé. La plus importante construction depuis est le complexe d'alimentation.

Dans 2000 les détachements de soutien nationaux belges et espagnols ont déménagés au quartier Lyautey pour la durée des travaux de rénovation dans le quartier Lizé. En 2003 un nouveau bâtiment a été construit dans le quartier Lyautey afin de loger les soldats de l'Eurocorps.

Qui était Lizé?

Le général de brigade Lucien, Zacharie, Marie Lizé est né le 25 février 1864 à Angers (Maine-et-Loire). Il est mort pour la France le 5 janvier 1918 en Italie à son poste de commandement de la 10e Armée à Castelfranco.

L’élève Lucien Lizé intègre l’Ecole Polytechnique le 1er octobre 1882 . Promu sous-lieutenant le 1er octobre 1884, il choisit la « Coloniale ». Au cours de sa longue carrière, il servira, outre ses affectations en métropole, en Guadeloupe, au Sénégal, à la Réunion, à Madagascar, au Tonkin, en Cochinchine, en Nouvelle-Calédonie, et finalement en Italie, alternant les missions du temps de paix et celles du temps de guerre.

Le Général Lizé est décoré de l’Ordre du Dragon de l’Annam, de la Médaille Commémorative du Tonkin, de la Croix de Guerre et est Compagnon de l’Ordre du Bain.

Il est Officier d’Académie et Commandeur de la Légion d’Honneur.

Le 5 janvier 1917, le général de brigade Lizé est nommé commandant de l’artillerie de la 10e Armée en Italie. Un an après, jour pour jour, le quartier général est bombardé par l’aviation ennemie et le général Lizé est grièvement blessé. Transporté vers l’hôpital d’évacuation de Galliera (Vénétie), province de Padoue, le médecin-chef prononcera le même jour son décès des suites de ses blessures.

Promu général de division à titre posthume, le général Lizé donnera son nom après le Traité de Versailles à ce quartier de Strasbourg dans lequel se succédèrent de nombreuses unités depuis 1919.

Auteur: Major (FRA) TOMCZYK Eddy

Qui était Lyautey?

Louis Hubert Gonzalve Lyautey (17 novembre 1854 à Nancy - 27 juillet 1934 à Thorey) est un militaire français, officier pendant les guerres coloniales, ministre de la guerre lors de la Première Guerre mondiale, puis maréchal de France. Il était académicien. Sa devise était "La joie de l'âme est dans l'action".

Au Maroc, il fut chargé en mars 1907 d'occuper Oujda, en représailles de l'assassinat à Casablanca du docteur Mauchamps ; il réprima ensuite le soulèvement dans la région des Béni-Snassen en novembre 1907, et fut nommé haut-commissaire du gouvernement pour la zone marocaine occupée dans la région d'Oujda.

En mars 1912, la convention de Fès établit le protectorat français sur le Maroc, dont Lyautey fut le premier commissaire-résident général. Il entreprit la « pacification » du Maroc, malgré le début de la Première Guerre mondiale.

l fut chargé d'organiser l’Exposition coloniale de 1931. Il mourut le 27 juillet 1934 dans son château de Thorey. Il fut inhumé à Rabat mais ses cendres furent rapatriées en France pour être déposées aux Invalides en 1961.

Il est brillamment élu (avec 27 voix) à l'Académie française en 1912 au fauteuil 14, accueilli par l'historien moderniste Louis Duchesne qui écrivit son discours de réception.

Il est élevé à la dignité de maréchal de France le 19 février 1921. Le même jour, il reçoit du prétendant au trône de France, Philippe d'Orléans, la plaque de l'ordre du Saint-Esprit. Il possède également la Médaille militaire reçue des mains du maréchal Canrobert et la Médaille de Sainte-Hélène qu'un vieux paysan lui avait donné parce que son fils à qui il l'aurait léguée était mort au Champ d'Honneur. Il est aussi élevé à la dignité de Grand-Croix de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand (1930).

 

(1) L'architecte Edouard Schimpf (4 Fev 1877 - 22 Sep 1916)